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le 13 Janvier 2010
Disparition d'un Grand Gaulliste
Posté par Patrick

"La France perd l'un de ses plus grands serviteurs et l'une de ses plus belles voix politiques..." (...) "La République était le fil de la vie de Philippe Séguin ; ce matin ce fil s'est rompu..." (François Fillon)

Par Sophie Drémont
 
Il y a d’abord les politiques de tout bord qui ont vu en lui un :
 
Homme « de convictions, de hauteur de vue, de talent » (N. Sarkozy), « Homme d’honneur, un homme d’état d’une exceptionnelle intelligence », « personnalité hors du commun » (VGE), « homme passionné et foncièrement bon … pas d’ambition personnelle, mais une ambition pour la France » (Pasqua), « parcours exemplaire de rigueur et d’honnêteté » (Accoyer), « capable de dire non » (JL Debré), « beaucoup de courage, beaucoup d’audace » (Raffarin), » il ne renonçait pas à combattre même s'il apparaissait seul contre tous » (Bayroux), « son ouverture d’esprit, au-delà de nos différences politiques » (M. Aubry), « Nous devons le regretter » (Jospin), « homme des grandes causes, il n’aimait pas les querelles médiocres et allait à l’essentiel », « homme de convictions qui savait garder une véritable liberté d’esprit. Il avait ainsi gagné l’estime et le respect au-delà de sa famille politique » (Royal), « un président – de la Cour des Comptes – très humain et fidèle en amitié » (Pierre-Yves Richard), « intégrité » et « fidélité » (R. Hue)
 
Et qui, à l’annonce de sa disparition, ont exprimé un sentiment de :
 
grande tristesse, un mélange de chagrin, de regret et de reconnaissance (Badinter), une immense tristesse, une catastrophe humaine, familiale, personnelle… se sentant bouleversés… ayant pour lui un grand respect, une profonde affection…
 
Et puis il y a les anonymes, de son chauffeur au simple quidam en passant par ceux qui ont milité à ses côtés… ceux d’en bas, comme moi :
 
« Honnête, loyal, grand Homme, sincère, direct, Humain, droit, homme de convictions, fidèle à ses engagements, serviteur dévoué et précieux, homme politique libre et sans concession, respectueux de la République, capacité d’indépendance, grande intelligence, un vrai gaulliste, un gaulliste d’exception, un homme d’honneur… »
 
Ces anonymes ont alors exprimé leur tristesse, leur chagrin, leur consternation, leur nostalgie…
 
Au risque de répéter, de parapher les nombreux hommages rendus à Philippe Séguin, j’ai préféré ouvrir cet article par les mots les plus forts des autres, les politiques mais aussi les anonymes qui l’admiraient… parce que serviteur de la République, il respectait les autres... et me souvenir, ayant eu l’honneur et la chance de le croiser 3 fois, de la dernière image que j’ai en mémoire… Un sourire… J’ai serré timidement sa main grande et franche et lui ai dit « Je suis heureuse de vous revoir Monsieur Séguin… » ; c’était en septembre 2001, à Quimper. Je vous laisse faire la relation avec les événements politiques de cette année-là au sein du RPR. Il m’a souri, ce large sourire accentué par un regard profondément humain… et je suis repartie… Rien d’extraordinaire… mais je n’aurai plus l’occasion de lui dire ces mots.
 
On dit que les idées survivent aux hommes… mais les hommes les font naître et leur permettent d’être accomplies… Là, les idées ont perdu un Homme qui leur permettait d’être accomplies…
 
A Vous, Monsieur Séguin

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