Nous sommes la droite Civique, Gaulliste et Patriote
le 29 Janvier 2010
GALETTE DES ROIS 2010
Posté par Patrick

 

Le 29 Janvier 2009 à notre permanence de Sainte-Musse s'est tenue notre traditionnelle galette des rois. Nos amis étaient venus nombreux et ce fût un réel plaisir de nous retrouver pour cette belle soirée de convivialité. De même plusieurs élus varois nous ont fait l'honneur de leur présence : le député et vice-président du conseil général Philippe Vitel, Jacques Politi  maire de Hyères-les-Palmiers, Robert Bénéventi maire d'Ollioules, Philippe Sans et Jean-Guy Di Giorgio conseillers généraux et adjoints au maire de Toulon, Jean-François Fogacci conseiller général, Carmen Seymenou adjointe au maire de La Valette du Var, Corinne Bianchéri d'Hers conseillère municipale de La Valette du Var, Michel Thuilier et Michel Ollanier conseillers municipaux d'Ollioules, Francois Devictor, adjoint délégué à la sécurité de Bormes-les-Mimosas et Romain Blanc conseiller municipal de Saint-Mandrier. Nous remercions encore vivement tous ceux qui étaient présents, en espérant nous retrouver encore plus nombreux l'année prochaine.

 

Les photos

 


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  • le 13 Janvier 2010
    Disparition d'un Grand Gaulliste
    Posté par Patrick

    "La France perd l'un de ses plus grands serviteurs et l'une de ses plus belles voix politiques..." (...) "La République était le fil de la vie de Philippe Séguin ; ce matin ce fil s'est rompu..." (François Fillon)

    Par Sophie Drémont
     
    Il y a d’abord les politiques de tout bord qui ont vu en lui un :
     
    Homme « de convictions, de hauteur de vue, de talent » (N. Sarkozy), « Homme d’honneur, un homme d’état d’une exceptionnelle intelligence », « personnalité hors du commun » (VGE), « homme passionné et foncièrement bon … pas d’ambition personnelle, mais une ambition pour la France » (Pasqua), « parcours exemplaire de rigueur et d’honnêteté » (Accoyer), « capable de dire non » (JL Debré), « beaucoup de courage, beaucoup d’audace » (Raffarin), » il ne renonçait pas à combattre même s'il apparaissait seul contre tous » (Bayroux), « son ouverture d’esprit, au-delà de nos différences politiques » (M. Aubry), « Nous devons le regretter » (Jospin), « homme des grandes causes, il n’aimait pas les querelles médiocres et allait à l’essentiel », « homme de convictions qui savait garder une véritable liberté d’esprit. Il avait ainsi gagné l’estime et le respect au-delà de sa famille politique » (Royal), « un président – de la Cour des Comptes – très humain et fidèle en amitié » (Pierre-Yves Richard), « intégrité » et « fidélité » (R. Hue)
     
    Et qui, à l’annonce de sa disparition, ont exprimé un sentiment de :
     
    grande tristesse, un mélange de chagrin, de regret et de reconnaissance (Badinter), une immense tristesse, une catastrophe humaine, familiale, personnelle… se sentant bouleversés… ayant pour lui un grand respect, une profonde affection…
     
    Et puis il y a les anonymes, de son chauffeur au simple quidam en passant par ceux qui ont milité à ses côtés… ceux d’en bas, comme moi :
     
    « Honnête, loyal, grand Homme, sincère, direct, Humain, droit, homme de convictions, fidèle à ses engagements, serviteur dévoué et précieux, homme politique libre et sans concession, respectueux de la République, capacité d’indépendance, grande intelligence, un vrai gaulliste, un gaulliste d’exception, un homme d’honneur… »
     
    Ces anonymes ont alors exprimé leur tristesse, leur chagrin, leur consternation, leur nostalgie…
     
    Au risque de répéter, de parapher les nombreux hommages rendus à Philippe Séguin, j’ai préféré ouvrir cet article par les mots les plus forts des autres, les politiques mais aussi les anonymes qui l’admiraient… parce que serviteur de la République, il respectait les autres... et me souvenir, ayant eu l’honneur et la chance de le croiser 3 fois, de la dernière image que j’ai en mémoire… Un sourire… J’ai serré timidement sa main grande et franche et lui ai dit « Je suis heureuse de vous revoir Monsieur Séguin… » ; c’était en septembre 2001, à Quimper. Je vous laisse faire la relation avec les événements politiques de cette année-là au sein du RPR. Il m’a souri, ce large sourire accentué par un regard profondément humain… et je suis repartie… Rien d’extraordinaire… mais je n’aurai plus l’occasion de lui dire ces mots.
     
    On dit que les idées survivent aux hommes… mais les hommes les font naître et leur permettent d’être accomplies… Là, les idées ont perdu un Homme qui leur permettait d’être accomplies…
     
    A Vous, Monsieur Séguin

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  • le 08 Janvier 2010
    Disparition de Philippe Séguin
    Posté par Patrick

    Avec Philippe Séguin, une certaine idée du gaullisme s’en est allée

    Le président de la Cour des Comptes est décédé d’une crise cardiaque dans la nuit de mercredi à jeudi. Il avait 66 ans


     

    Le président de la Cour des comptes Philippe Séguin pose dans son bureau, le 31 octobre 2007 à Paris (Kovarik/AFP).

    Le monde politique lui a rendu
    un vibrant hommage, y compris ses anciens opposants. Aussi bien hors que dans sa famille politique, puisque Philippe Séguin y a, en effet, incarné une certaine idée, minoritaire, du gaullisme.

    Le « séguinisme », c’est d’abord un patriotisme, exacerbé par son histoire personnelle. Né le 21 avril 1943 à Tunis, Philippe Séguin ne connaîtra jamais son père. Combattant de l’armée d’Afrique, Robert Séguin est tué par les Allemands dans le Doubs le 7 septembre 1943. À la fin d’un cahier relié consacré à son père, sa mère Denyse a laissé quelques mots à son « petit Philippe » : « Voilà, mon fils, la fin de ton papa. Suis son exemple de bravoure. Sois à son exemple brave, courageux, bon, honnête. Je te laisse ses notes et toutes nos lettres. Voilà ton héritage ».

    Le 11 novembre 1949, à Tunis, le jeune Philippe Séguin a six ans lorsqu’il reçoit au nom de son père la croix de guerre et la médaille militaire. Il lui semblera par la suite logique de refuser la Légion d’honneur, qui n’avait pas été accordée à son père mort pour la Libération de la France. Philippe Séguin conservera, en outre, durant toute sa vie une relation « charnelle » avec la Tunisie, sa terre natale, devenue indépendante en 1956.

    Il «prend acte» de la monnaie unique

    Son patriotisme trouvera un prolongement dans la défense de la souveraineté de la France face à une construction européenne de nature supranationale. C’est Philippe Séguin qui portera, vainement, en septembre 1992, la contradiction à François Mitterrand dans un débat télévisé pour le référendum sur le traité de Maastricht.

    Quelques mois auparavant, le 5 mai 1992, il avait prononcé un discours mémorable à l’Assemblée nationale et
    rassemblé autour de son exception d’irrecevabilité l’ensemble des « souverainistes » : 58 RPR sur 126, les communistes, les socialistes chevènementistes, une poignée d’UDF (dont Philippe de Villiers et Christine Boutin).

    En 1998-1999, Philippe Séguin ne participera toutefois pas à la dissidence « souverainiste » menée par Charles Pasqua. Dès 1996, certains de ses anciens amis l’avaient accusé de trahir ses idées en se ralliant à la monnaie unique européenne. L’intéressé expliquera qu’il n’a en réalité fait qu’en prendre « tout simplement acte, puisque tel avait été le verdict populaire ».

    Combat pour contrecarrer la «dérive droitière du RPR»

    L’opposition de Philippe Séguin au traité de Maastricht était non seulement souverainiste mais aussi sociale. Celui qui a flirté dans sa jeunesse avec le PSU et la SFIO, avant de devenir définitivement gaulliste dans le contexte de l’élection présidentielle de 1965, a été l’un des derniers à défendre un gaullisme que l’on ne peut pas réduire à une droite libérale et conservatrice. En juin 1993, Séguin dénonce en la qualifiant de « Munich social » la politique des gouvernements européens qui, selon lui, renoncent à lutter contre le chômage de masse pour seulement chercher à s’y adapter.

    Président de l’Assemblée nationale, il appartient pourtant à la majorité issue des élections législatives de mars 1993. Symbole de ce positionnement ambigu, les jeunes «séguinistes» sont réunies par Roger Karoutchi au sein du Rassemblement pour une autre politique (RAP). Lors de la présidentielle de 1995, c’est
    sa voix de stentor qui incarna, face à la candidature d’Édouard Balladur, la campagne de Jacques Chirac sur le thème de la « fracture sociale » et du « pacte républicain ».

    Son combat pour contrecarrer la « dérive droitière du RPR », dénoncée dès 1984, sera toutefois ponctué d’échecs. En 1990, aux assises du Bourget du RPR, sa motion commune avec Charles Pasqua n’obtient que 31,4 %. En mai 1995, après l’élection de Jacques Chirac, c’est Alain Juppé qui est nommé à Matignon. Dès le 26 octobre 1995, le premier ministre tourne définitivement le dos à l’« autre politique » défendue par Philippe Séguin.

    Seul poids lourd du RPR à refuser de rallier l’UMP

    La victoire de la gauche après la dissolution de l’Assemblée nationale semble marquer en 1997 sa revanche, puisqu’il devient président du RPR. Son alliance contre-nature avec les «balladuriens» ne lui permettra toutefois pas de réorienter idéologiquement sa famille politique.

    Il démissionnera finalement de la présidence du RPR le 16 avril 1999, dans
    le contexte des élections européennes où il refusait de cautionner l’adhésion au groupe PPE du Parlement européen. Les séguinistes se divisent alors. Certains partent derrière Charles Pasqua. D’autres soutiennent la candidature de François Fillon à la présidence du RPR (24,6 % au premier tour, derrière Jean-Paul Delevoye et Michèle Alliot-Marie).

    La candidature de Philippe Séguin à la mairie de Paris, en 2001, marquera son dernier combat politique. Et surtout le dernier échec de celui qui avait été élu maire d’Épinal en 1983. Aux élections législatives de 2002, cet intransigeant aux colères homériques renonce à l’Assemblée nationale, où il avait été élu pour la première fois en 1978. Il démissionnera de son dernier mandat, celui de conseiller de Paris, en octobre 2002, après avoir été le seul poids lourd du RPR à refuser de rallier l’UMP, aboutissement de l’alignement du gaullisme à droite.

    «J’aimerais mourir dans mon lit, entouré des miens...»

    Aujourd’hui, si François Fillon a idéologiquement tourné le dos au séguinisme, ce dernier se prolonge à travers Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, et Nicolas Dupont-Aignan, fondateur du parti Debout la République.

    Après son retrait de la politique, ce « passionné raisonnable » de football, par ailleurs grand fumeur de cigarettes sans filtre, sera successivement nommé délégué du gouvernement français au Bureau international du travail (2002) puis
    premier président de la Cour des comptes (2005).

    Profondément attaché à ses quatre enfants et nombreux petits-enfants, Philippe Séguin confiait
    en février 2007 à La Croix , au sujet de sa mort : « Je me dis qu’elle arrivera à un moment où la lassitude et le besoin de repos l’emporteront. Il faut que cela s’arrête à un moment. J’aimerais mourir dans mon lit, entouré des miens, par un temps ensoleillé. Surtout pas d’obscurité… »

    Laurent de BOISSIEU (la-croix.com)


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